Commémoration du 8 mai

La population s’est réunie au monument aux morts pour commémorer le 69e anniversaire de l’armistice mettant fin à la deuxième Guerre mondiale.
Après la gerbe de la municipalité, l'appel aux morts et la minute de silence, le maire a lu le message de Kader Arif, secrétaire d'Etat délégué aux Anciens combattants et à la Mémoire. A suivi la lecture du texte de l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre. 
Vincent et Georges Chabot ont rendu également hommage à nos disparus par la poésie et le chant, sous le drapeau porté par Jean-Paul Ventajol.
Enfin, le maire s'est adressé à la population, voici son discours :
Nous commémorons aujourd’hui le 69° anniversaire de la victoire de 1945. Un conflit mondial qui a occasionné 64 millions de victimes et dévasté de nombreux pays.
Cette guerre née dans les Balkans, étendue à l’Europe a fini par impliquer les cinq continents. Elle fut sanglante, elle fut horrible avec son cortège d’épurations ethnique, de génocides, avec la montée en puissance des armes nucléaires de destruction massive.
Les pays belligérants, vainqueurs ou vaincus sont sortis exsangues de ce long conflit ; ce conflit qui a décimé toute une génération de leurs forces vives et anéanti l’essentiel de leurs ressources.
Notre pays en est sorti profondément meurtri et dix ans auront été nécessaires pour relancer l’économie et reconstruire les villes. Les plaies se sont lentement refermées. La réconciliation avec l’Allemagne a permis la construction de l’Europe que nous connaissons.
Dans le monde d’aujourd’hui, dans les esprits de nos sociétés occidentales la paix parait acquise. Les guerres et les conflits aux origines multiples, religieuses – ethniques paraissent parfois lointains.
Les différents économiques entre les pays sont nombreux. Même si les conflits comparables aux 2 guerres mondiales peuvent paraître lointains,  l’actualité récente en Europe de l’est, au proche et au moyen orient, les conflits en Afrique, les violences en Amérique du sud  soulignent que l’équilibre entre paix et guerre reste fragile et qu’il est important de rester vigilants.
La grande guerre dont nous parlerons du centenaire à l’occasion du 11 novembre, celle de 39-45, l’instabilité mondiale depuis et aujourd’hui ne nous permettent pas de dire à nouveau « plus jamais ça ». Ces paroles évoquées avec espoir en 18.
Aujourd’hui, nous rendons hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie, à ceux qui ont souffert pour que nous puissions vivre un monde meilleur.
Mais il serait injuste d’oublier ceux qui ont défendu les valeurs de la France en Indochine. Le 7 mai 1954 à 17h30, après 57 jours de combat, tombait le dernier bastion de Diên Biên Phù, c’était il y a 60 ans. Je ne porterai aucun jugement  sur les conditions et l’épilogue de cette défaite politique, il revient à chacun de se faire une idée.
Il serait injuste d’oublier ceux qui aujourd’hui défendent, parfois au sacrifice de leur vie, les idéaux et valeurs de notre république.
Après avoir évoqué autant de sacrifices, autant de souffrance je pense qu’il est utile de relativiser nos petits problèmes actuels. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger sur la relative importance des différents qui parfois opposent les gens, sur les exigences d’un monde ou l’intérêt individuel prime souvent.
Je vous demande à tous de faire un effort pour que la paix commence à notre porte…il peut être permis d’espérer que cela fasse tâche d’encre.


 Pour finir, tous se sont retrouvés devant un verre achevant ainsi cette commémoration du 8 mai.